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«Ce qu’il fait, c’est facile ! Quand vous faites plus de deux mètres et 135 kilos, c’est normal de dominer les autres*» Combien de fois Teddy RINER a-t-il entendu ce raccourci pour expliquer son incroyable réussite sportive ? Décryptage à transposer au management en entreprise.

*Extraits d’un article publié  le 13/08/2016 sur http://sport24.lefigaro.fr

 

Ce jugement  ne manque pas d’agacer son père, Moïse :

«Ceux qui disent qu’il en est là aujourd’hui parce qu’il est grand et costaud, c’est faux. Des comme lui, il y en a plein sauf que lui travaille plus que les autres, il se donne les moyens de réussir»

 

Et de préciser :

«Son secret ? Il travaille énormément, sur tous les aspects, que ce soit le mental, le physique, la technique… Il écoute avec application et après il retranscrit. Teddy passe des heures et des heures sur le tatami. Peut-être que les autres en font moins que lui, tout simplement. Lui ne rechigne jamais à s’entraîner. Quand il n’est pas satisfait, il y retourne, il insiste»

Teddy Riner entrainement

Teddy Riner en plein entrainement. La semaine de travail physique de Teddy Riner est divisée 
en 3 séances : une séance de force (musculation), une autre de force relative – avec de la résistance (musculation) –, et une séance énergétique (cardio).

 

Ce côté bosseur est confirmé par Franck Chambily, son entraîneur:

 «Même si avec le temps on a appris à faire plus dans le qualitatif que dans le quantitatif pour ménager la mécanique, Teddy a toujours été un acharné de travail. Il adore par exemple qu’on lui mette de nouveaux défis et tant qu’il n’y est pas arrivé, il ne lâchera pas et ne comptera pas ses heures d’entraînement».

 

Qui dit grand travailleur dit aussi très souvent grand mental, ce qui est le cas de Riner.

Pour Jean-Claude Senaud, le DTN du judo hexagonal, «Teddy a un mental hors normes, et une formidable capacité d’adaptation »

Mais comment manager dans une entreprise où tous les collaborateurs ne sont pas obligatoirement des Teddy RINER de leur domaine?

Notre propos n’est pas d’évoquer ici le talent nécessaire à la réussite mais bien cette notion de travail.

Il est effectivement délicat d’évoquer un manque de volume de travail, surtout avec un élément talentueux.

Difficulté complémentaire, même à mots choisis, il est devenu presque politiquement incorrect de dire « vous ne travaillez pas assez »

Pourtant, si les résultats ne sont pas au rendez-vous ou, s’ils peuvent être meilleurs, il est du devoir du manager d’en parler avec son collaborateur comme le ferait l’entraîneur et son athète.

 

Bien sur, même si des fois ce n’est pas l’envie qui manque, on évitera le mode Philippe LUCAS sortant littéralement Laure MANAUDOU de l’eau.

On privilégiera l’entretien en tête à tête et le mode « entraîneur » en utilisant le questionnement :

Que penses tu de l’avancement du projet? Que pourrait tu améliorer? Etc

Sauf dans de très rares cas, ce lui qui en « garde sous le pied » en est parfaitement conscient. Le prendre de front est le plus sur moyen de le braquer alors que le questionnement va l’amener à réfléchir et, même s’il ne le formule pas, à prendre conscience qu’il peut encore s’améliorer.

Le tout pour le manager est d’oser aborder ce sujet délicat.

 

Bon retour sur votre tatami managérial!

 

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