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Le lien entre la pratique sportive et la performance professionnelle est avéré. C’est encore plus net pour le leadership.

 

Une étude américaine vient de montrer que les chefs d’entreprises habitués à courir des marathons sont de meilleurs leaders que les autres et on peut sans risque étendre les conclusions aux traileurs et triathlètes longue distance, fondeurs et autres adeptes de sports d’endurance.

Manager une entreprise, c’est une course de fond :

 

1) Planification de l’entraînement.

Qu’il s’agisse de s’aligner au départ du marathon de Paris, de l’UTMB, de la Transjurassienne ou d’un Ironman, l’athlète va devoir planifier son entraînement.

Période foncière, développement de la VMA, du temps de soutien, travail technique, sans oublier la récupération, qui fait partie intégrante de l’entraînement (et trop souvent négligée)

Dans l’entreprise, la planification renvoie à la stratégie.

Si personne n’envisagerai sérieusement de se présenter au départ d’un marathon avec un minimum d’ambition chronométrique sans avoir planifié son entraînement.

Pourtant, en entreprise et plus particulièrement en PME, la réflexion stratégique est souvent le parent pauvre, délaissée qu’elle est au profit de l’action.

Mal planifié, on peut néanmoins finir un marathon. Ce sera le plus souvent dans la douleur….En entreprise aussi…

 

2) Rigueur

Le meilleur plan, s’il n’est pas suivi avec rigueur, ne sert pas à grand chose. Pourtant, quel marathonien n’a jamais « zappé » une séance clef ?

La logistique doit suivre aussi, les chaussures adaptées, les produits énergétiques, la ceinture porte dossard à ne pas oublier pour éviter la poussée de stress à quelques minutes du départ.

En entreprise, à quoi cela sert-il d’avoir été fin stratège si les moyens ne suivent pas ?

 

3) Gestion gérer son effort pour durer, garder le rythme, même en cas de coup de pompe.

 

4) Gestion du stress : les scientifiques ont également observé les performances d’un groupe de patrons exposés à un haut niveau de stress.

Là aussi les patrons « en forme » (ceux qui ont terminé un marathon dans l’année) se montrent encore plus performants, la valeur de leur entreprise étant supérieure de 8 à 10% par rapport aux leaders moins sportifs.

Une étude publiée sur le site Social Science Research Network (SSRN.com) montre que la valeur d’une entreprise est plus élevée quand le dirigeant est en forme et court régulièrement des marathons.

1500 sociétés américaines analysées entre 2001 et 2011 permettent de relier la pratique du marathon par les CEO et la performance de leur entreprise qui serait plus élevée de 5% quand le dirigeant a terminé un marathon sur une année donnée.